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Le visage ovale en morphopsychologie

Comment le reconnaître à la mesure plutôt qu’à l’impression, ce que la grille de Corman en tire, et ce qu’il ne permet pas de conclure.

En bref

Plus haut que large, avec le point le plus large aux pommettes, et un contour sans arête du front au menton. En morphopsychologie, cette forme met en avant aucun étage ne domine nettement. Corman y lit l’équilibre de sa troisième loi : les trois registres se relaient sans qu’un seul s’impose. La lecture porte sur l’adaptabilité, la capacité à changer de mode selon la situation. Aucune forme de visage ne détermine un caractère. La troisième loi de Corman interdit de lire un trait ou une forme isolément, et sa quatrième rappelle qu’un visage se modifie avec le temps.

Le reconnaître à la mesure

Quatre valeurs suffisent, relevées sur une photo de face prise à hauteur d’yeux. La largeur aux tempes, celle aux pommettes, celle à la mâchoire juste sous les oreilles, et la hauteur de l’implantation des cheveux au bas du menton.

C’est leur rapport qui donne la forme, pas l’impression d’ensemble.

La distinction compte plus qu’il n’y paraît. Beaucoup de gens se rangent dans la mauvaise catégorie parce qu’ils jugent à l’œil un contour que la mesure contredit, et l’erreur est systématiquement orientée dans le même sens : on se croit plus proche de la forme qu’on trouve flatteuse.

Le distinguer du visage oblong

L’ovale reste large aux pommettes ; l’oblongue est étroite sur toute sa hauteur. On mesure la largeur aux pommettes, rapportée à la hauteur totale : au-delà de deux tiers, c’est un ovale.

C’est la confusion la plus courante sur cette forme, et elle change la lecture. Les deux formes ne mettent pas le même étage en avant, donc une erreur de catégorie fait lire le visage à l’envers.

Notre page sur le visage oblong détaille l’autre cas.

Ce que la grille en tire

La lecture est résumée plus haut. Ce qui suit est la partie que les pages concurrentes ne donnent jamais.

Le revers, que Corman note et que les vulgarisations omettent. C’est aussi la configuration la moins caractérisée. Moins de relief signifie moins de force dans un domaine précis, et Corman le note sans en faire un défaut.

Cette symétrie est constante chez lui. Aucune configuration n’est avantageuse en soi, et chacune a le prix de sa qualité. Les pages qui ne présentent que le versant flatteur d’une forme ne décrivent pas sa méthode.

Où cela se situe dans la méthode

La forme d’ensemble n’est qu’une entrée. Elle indique quel étage du visage se signale le plus, mais la lecture se fait ensuite zone par zone, et surtout sur les contrastes entre zones.

Un visage de la même forme que le vôtre peut se lire tout autrement si sa mâchoire est ferme là où la vôtre est atone. C’est la deuxième loi de Corman, celle de la tonicité, qui se combine à la forme sans en dépendre.

Ce qu’une forme de visage ne dit pas

Elle ne dit rien de vos aptitudes, rien de votre valeur, rien de ce que vous ferez. La morphopsychologie n’a pas de validité scientifique reconnue, et les pages qui annoncent qu’une forme rend « ambitieux » ou « compétitif » enfreignent deux des quatre lois qu’elles invoquent : celle qui interdit de conclure sur un élément isolé, et celle qui rappelle qu’un visage change.

La forme du visage dépend par ailleurs largement de l’ascendance géographique et du poids, deux facteurs qui n’ont aucun rapport avec le tempérament. Une lecture qui l’ignore produit du préjugé plutôt que de l’information.

La morphopsychologie n’a pas de validité scientifique reconnue. Cette page décrit une méthode d’observation telle que ses praticiens la formulent, à titre informatif et de divertissement. Elle ne constitue ni un diagnostic, ni un avis médical ou psychologique.

Et votre visage, qu’est-ce qu’il dit ?

Lire la méthode est une chose ; l’appliquer à son propre visage en est une autre. Notre analyse reprend cette grille de lecture zone par zone, sur vos photos, et vous en restitue le résultat à voix haute et par écrit.