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Les arcades sourcilières en morphopsychologie

Les arcades marquent la frontière entre le front et les yeux, donc entre l’étage cérébral et l’étage affectif. Corman s’y intéresse comme à une charnière : ce qui est pensé passe par là pour devenir relation.

En bref

En morphopsychologie, les arcades sourcilières forment la charnière entre l’étage cérébral et l’étage affectif : elles disent comment ce qui est pensé devient relation. Il faut y distinguer deux choses sans rapport, le relief osseux, qui est structurel, et le sourcil, qui est épilé ou dessiné. La plupart des pages qui traitent des « sourcils en morphopsychologie » lisent en réalité une décision esthétique du matin. Une arcade saillante abrite le regard ; une arcade effacée le laisse exposé.

C’est la zone la moins traitée par les vulgarisations, et probablement la plus intéressante à observer, parce qu’il faut y séparer deux choses que rien ne rapproche : un relief osseux, qui ne change pas, et une ligne de poils, qui se modifie à volonté.

L’os et le poil

Deux choses se superposent ici. Une seule compte.

L’arcade osseuse est le bourrelet du frontal au-dessus de l’orbite. Sa saillie se voit de profil et de trois quarts ; de face, elle se devine par l’ombre qu’elle porte sur l’œil. C’est un caractère structurel, et fortement dimorphique, les visages masculins présentent statistiquement une arcade plus marquée.

Le sourcil est une ligne de poils posée sur ce relief. Il est épilé, dessiné, redessiné, tatoué. Aucune lecture morphopsychologique ne peut porter sur lui : ce qu’on observerait serait une décision esthétique du matin, pas une structure.

Ce que la grille en tire

Deux configurations, lues sur l’os.

Une arcade saillante relève de la tonicité de la charnière : dans la lecture de Corman, ce qui est pensé se traduit vite en position prise. L’observation qui l’accompagne est plus concrète qu’il n’y paraît, une arcade marquée abrite l’œil, et le regard y est protégé, moins immédiatement lisible de l’extérieur.

Une arcade effacée laisse l’œil exposé. La grille y rattache une expression plus directement visible : ce qui se passe se lit sur le visage sans filtre.

Une arcade asymétrique. L’une plus haute ou plus marquée que l’autre, est fréquente et n’a rien de remarquable. Corman traite les asymétries légères comme la norme : aucun visage n’est symétrique, et une symétrie parfaite serait ce qui appellerait une explication.

Pourquoi une charnière compte

Corman construit sa grille sur des étages, mais il s’intéresse autant à leurs jonctions qu’à leur contenu. L’arcade est la première de ces jonctions : elle dit comment le front communique avec les yeux, c’est-à-dire comment la réflexion débouche sur la relation.

Un front large et dégagé au-dessus d’une arcade effacée décrit, dans sa lecture, une pensée qui se donne à voir. Le même front au-dessus d’une arcade saillante décrit une pensée qui reste en retrait de son expression. La zone ne signifie rien seule ; elle qualifie le passage.

Ce que les arcades ne disent pas

Elles ne disent rien de l’agressivité. L’association entre arcade proéminente et brutalité vient de l’iconographie de l’homme préhistorique et des typologies criminelles de Lombroso, toutes deux sans fondement. Elle continue de circuler parce qu’elle est visuellement installée par un siècle d’illustration, et il vaut la peine de le savoir en regardant un visage.

La morphopsychologie n’a pas de validité scientifique reconnue. Cette page décrit une méthode d’observation telle que ses praticiens la formulent, à titre informatif et de divertissement. Elle ne constitue ni un diagnostic, ni un avis médical ou psychologique.

Et votre visage, qu’est-ce qu’il dit ?

Lire la méthode est une chose ; l’appliquer à son propre visage en est une autre. Notre analyse reprend cette grille de lecture zone par zone, sur vos photos, et vous en restitue le résultat à voix haute et par écrit.